Spinogambino : quel statut pour cet opérateur en France ?
Spinogambino n'apparaît dans aucune source consultée. Son statut reste vide. Point sur la liste blanche européenne de Google et des régulateurs.

En bref
- Aucune source consultée ne cite Spinogambino : la fiche n'affiche donc aucun statut.
- Google et des régulateurs européens, menés par la KSA néerlandaise, préparent une liste blanche d'opérateurs agréés, sans date de lancement.
- Rien ne précise si cette liste inclura des opérateurs agréés en France.
Spinogambino n'apparaît dans aucune des sources que nous avons examinées. Son statut reste donc vide sur cette fiche. Ce choix est volontaire. Un opérateur n'est pas présenté comme légal ou illégal sans preuve vérifiable. La liste blanche européenne que Google prépare avec des régulateurs ne change rien à ce stade : elle n'est pas lancée et ne cite aucun nom français.
Spinogambino : pourquoi le statut reste vide
Les documents réunis traitent d'un projet de Google et de régulateurs européens. Ils ne mentionnent ni Spinogambino, ni aucun opérateur agréé en France. Ils ne décrivent pas non plus de mesure spécifique à la France.
Conséquences pour cette fiche :
- aucun statut n'est affiché ;
- aucune conclusion n'est tirée de l'absence de la marque dans les sources ;
- la fiche sera mise à jour si un document vérifiable apparaît.
Pour comprendre le cadre général, consultez notre page sur le casino en ligne autorisé en France et celle sur la licence d'un casino en ligne en France.
Ce que prépare Google avec les régulateurs européens
Selon AffPapa, la KSA, autorité néerlandaise des jeux de hasard, construit avec Google une liste d'opérateurs agréés valable dans l'UE. Elle permettrait à Google d'identifier les annonceurs sans licence et de les bloquer.
SCCG décrit le même chantier. Des régulateurs de plusieurs pays européens y participent. Le but est de réduire la visibilité des plateformes non autorisées dans les services de Google. La liste doit rassembler les opérateurs autorisés, classés par juridiction nationale.
Le calendrier est flou :
- AffPapa indique que le lancement n'a pas de date publique ;
- SCCG précise que la liste reste en cours d'élaboration ;
- on ne sait pas si les restrictions viseraient Google Ads, les résultats organiques, ou les deux.
L'origine : Dublin, puis un communiqué
Michel Groothuizen, président de la KSA, expose le plan dans un commentaire du 14 octobre 2026, d'après AffPapa. SCCG évoque une déclaration publiée le même jour, relayée par Zona de Azar. Les deux médias ont publié leur article le 16 octobre 2026.
Le projet découle de réunions tenues à Dublin. SCCG les situe au printemps 2026, avec des régulateurs, Google et Meta. Les deux groupes y ont leur siège européen. Les participants ont décidé de créer une force-tâche commune, destinée selon SCCG à combattre la promotion des jeux illégaux.
Pourquoi la KSA vise la visibilité et les paiements
Le marché néerlandais fête en octobre 2026 ses cinq ans d'existence, rappelle SCCG. Les chiffres cités sont contrastés :
- selon AffPapa, environ neuf joueurs en ligne sur dix restent sur des sites agréés ;
- pourtant, près de la moitié des dépenses va encore à des opérateurs illégaux ;
- SCCG résume : un euro dépensé sur le marché illégal pour chaque euro sur le marché régulé ;
- pour SCCG, une minorité de consommateurs pèse donc lourd dans les sommes qui vont aux plateformes non autorisées.
Les sanctions financières ont montré leurs limites. Michel Groothuizen reconnaît, d'après SCCG, que les amendes ont un effet restreint, surtout face à des sociétés établies à l'étranger. AffPapa ajoute que la KSA avait du mal à les recouvrer. Son action s'est donc déplacée vers la visibilité en ligne et les paiements.
SCCG détaille les priorités des 18 derniers mois : réduire la visibilité, compliquer l'accès, couper les canaux de paiement et coopérer avec les entreprises technologiques.
Sur les sites hors cadre, voir aussi notre page sur la liste noire des casinos en ligne.
Droit, pression du secteur et menace publicitaire
Un levier juridique lent
D'après AffPapa, Michel Groothuizen estime que les plateformes technologiques tirent profit des publicités pour jeux illégaux et ont peu de raisons de les limiter. Il cite le droit néerlandais et le règlement européen sur les services numériques (DSA) comme bases possibles.
Pour les plus grandes plateformes, c'est la Commission européenne qui fait appliquer le DSA. Une procédure pourrait durer jusqu'à cinq ans.
Il formule aussi une exigence. En traduction libre : renoncer volontairement à ces revenus irait à l'encontre de leur modèle économique, mais la KSA l'attend d'elles, « de préférence à l'amiable, au besoin par la force ». Il souligne que des publicités sur les réseaux sociaux ont touché des mineurs et des joueurs auto-exclus.
Un régulateur qui change de posture
iGamingBusiness rapporte les propos de Renske Fikkers, responsable du département de régulation de la KSA. Lors de la Gaming in Holland Conference 2025, elle a exposé l'idée d'un « regulator 2.0 ». La KSA veut quitter l'image d'un régulateur « inaccessible et rigide », centré sur les infractions et les amendes.
Elle prévient aussi qu'une interdiction totale de la publicité pour les jeux devient « une option de plus en plus réaliste ». La KSA ne la souhaite pas. Elle juge que les règles publicitaires sont trop souvent mal respectées.
Autres éléments rapportés par le même média :
- la KSA avait mis en garde en mai contre le sponsoring sportif par les jeux, avant une interdiction de ces contrats dès juillet ;
- le prochain cycle de licences néerlandais est prévu en 2026 ;
- la KSA dit tenir compte de l'historique des candidats.
Des acteurs qui réclament davantage
Selon iGamingBusiness, Björn Fuchs, dirigeant de l'association VNLOK, demande aux banques, à Google et à Facebook de cesser de faciliter le marché noir. Arjan Blok, PDG de la loterie d'État Nederlandse Loterij, tient un discours proche.
Nederlandse Loterij voudrait que la KSA puisse :
- dresser une liste noire de sites illégaux ;
- bloquer des publicités en ligne ;
- retirer les casinos illégaux des boutiques d'applications ;
- interdire les services de paiement aux parties illégales ;
- agir contre les hébergeurs.
La loterie mène une procédure civile contre Lalabet, basé au Costa Rica. Aux Pays-Bas, Lalabet était exploité par Casbit, sanctionné par la KSA en avril par des avertissements et des astreintes. Une autre assignation se prépare.
D'après SCCG, la VNLOK poursuit Meta en justice depuis le 28 septembre 2026. L'opérateur Paf a lancé un projet pilote avec Meta le 5 octobre 2026.
Les ajustements déjà décidés par Google
Selon SCCG, la certification exigée des annonceurs de paris est plus stricte depuis le 14 septembre 2026. YouTube Masthead est accessible aux opérateurs certifiés depuis le 21 octobre 2026, à condition de détenir des licences valides.
L'Allemagne offre un précédent. Gaming Intelligence explique qu'une mise à jour de Google Ads, datée du 25 septembre, restreint les annonces aux opérateurs agréés par le régulateur fédéral GGL. Ce dernier travaille avec Google depuis 2023.
Premiers retours rapportés :
- durant les premières semaines, aucune publicité payante d'un acteur sans licence n'a été relevée ;
- la règle couvre les sites d'affiliation, et aucun affilié sans agrément n'a été repéré ;
- le directeur du GGL, Ronald Benter, juge que la directive publicitaire modifiée produit « un effet clair » ;
- le GGL s'inquiète toutefois de certains opérateurs du marché noir bien classés dans les résultats organiques, grâce à du netlinking intensif ou à la manipulation des classements.
Pour suivre ces évolutions, consultez l'actualité du casino en ligne en France.
Ce qui manque pour la France
Les sources ne précisent pas si la liste européenne inclura des opérateurs agréés en France, ni lesquels (AffPapa, SCCG). Le calendrier, le périmètre technique et les autorités participantes ne sont pas non plus détaillés.
Un lecteur ne peut donc rien déduire de cette liste pour Spinogambino. Pour vérifier un site, partez de sources officielles, et lisez notre page sur l'ANJ et sa liste noire.
Questions fréquentes
Spinogambino est-il agréé en France ?
Aucune source consultée ne le dit. Le champ « statut » de cette fiche reste vide, et nous n'en tirons aucune conclusion, ni favorable ni défavorable.
La liste blanche de Google est-elle déjà active ?
Non. Selon SCCG, elle reste en cours d'élaboration. AffPapa confirme qu'aucune date de lancement n'est publique.
Qui pilote ce projet ?
La KSA néerlandaise mène l'initiative, avec Google et des régulateurs de plusieurs pays européens. Les autorités concernées et le délai d'achèvement n'ont pas été divulgués.
Le DSA peut-il agir vite contre les grandes plateformes ?
Probablement pas. D'après AffPapa, la Commission européenne l'applique aux plus grandes plateformes, et une procédure pourrait durer jusqu'à cinq ans.
Sources
- AffPapa — Netherlands & Google to build EU list of licensed operators
- iGamingBusiness — KSA introduces new era of cooperation, warns of full ad ban
- SCCG — Google e Reguladores Europeus Desenvolvem Lista Branca de Operadores Licenciados para Reduzir Apostas Ilegais
- Gaming Intelligence — German gambling regulator welcomes new Google Ads update
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